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avril 18, 2006

Resocialisation

Dodo

Le climat se réchauffe, mon hibernation prend fin. Progressivement, je tente quelques promenades à l'extérieur, j'en suis à mon troisième jour, c'est difficile.

Aujourd'hui, ma resocialisation démarre dès le pas de la porte.

- Ah vla un jeune homme qui va m'aider !
- Oui ?
- Ca va chef ?
- Oui ?
- J'essaye de récolter quelques centimes, tu n'aurais pas un _ ou deux ?
.

Je lui aurais bien donné quelques _ pour qu'il récolte ses quelques centimes mais son haleine putride et son oil de verre m'en ont dissuadé, un peu de respect s'impose. Si on décide de travailler en tant que mendiant free-lance, ça ne dispense pas du fait de prendre soin de son apparence.

Je continue mon chemin, je croise Pierre Bail, les gens le montrent du doigt comme un pestiféré et pourtant c'est quand même Pierre Bail ! Prenez l'air, Linda, les jeux o� il fait gagner des GSM à ceux qui envoient le plus de sms, tout ça c'est lui ! C'est la troisième fois que je le croise en 2 jours, j'ai l'impression qu'il me suit. Il me veut quoi ? Son teint solariumé latin-lover, ses Ray-Ban et sa démarché élancée ne suffiront tout de même pas à me faire virer de bord. Demain je lui casserai la gueule pour qu'il me foute la paix une bonne fois pour toutes.

Dans une grande galerie commerciale, Hurley de la série LOST chante Thriller en dansant le Moonwalk, un Billy Crawford complètement fan, lui demande de chanter � Booba �. Hurley lui adresse un regard perçant et se pince les couilles. T'as raison Hurley, on en a rien à foutre de Chantal Goya.

En continuant ma socialisation, j'aperçois une bande de jeunes coiffés d'une crête et vêtus de vêtements Dolce Mafia Made in Corleone Italia Juve roses. Le regard vide, ils rient et poussent des cris ! S'ils enlevaient leur oreillette Bluetooth, ils n'auraient peut-être pas besoin de se raconter leurs blagues si fort. Ils m'ont l'air dégénéré et les similitudes avec les poules victimes de la grippe aviaire sont troublantes. J'abrège ma promenade mais si mon psy me lit, qu'il ne s'inquiète pas, demain j'y retourne.

Constatation du jour : C'est toujours lorsqu'on oublie son appareil photo que l'on croise les plus beaux spécimens.

avril 07, 2006

Poésie contemporaine dans la vibe (5)

Y'a comme un goût de bad boy
Comme un goût d'Al Capone
Comme un goût de hardcore dans les écoles
Y'a comme un goût de foulette foulette chez les mômes
Y'a comme un goût de boulette boulette sur les ondes

Diam's La boulette (Morceaux choisis)