La légende des tartines dans les pissoirs
Je pensais en avoir déjà parlé mais il semblerait que non. En discutant avec quelques fans du platdujour (qui connaissent encore mieux le site que moi), je me suis rendu compte que je ne vous ai jamais raconté la légende des tartines dans les pissoirs. Je ne résiste pas à l'envie de vous recopier un extrait du célèbre livre de Pierry Bellemains : Légendes Fastlovikaohtiennes.
La légende des tartines dans les pissoirs
Dans les temps anciens, peu après la construction de la Cathédrale sur la place Cathédrale de Fastlovikaoh, les curés de l'époque ont réfléchi à une solution afin d'éviter les traînées de pisse propulsées chaque dimanche matin avant le culte par les fidèles sur les façades de leur nouvelle église. Après mure réflexion, ils entreprirent la construction d'urinoirs à quelques mètres de la porte d'entrée. Ce fut un évènement très médiatisé, les vieux à prostate enflée et les autres hommes étaient ravis ! Chaque dimanche matin, on pouvait compter sur les doigts d'une main les fidèles qui n'y passaient pas. Certains habitués y restaient jusqu'à la fin de la messe, c'était parfait pour y discuter intimement, comparer les tailles des kettes ou s'adonner à des petits plaisirs entre amis.
Les années passèrent et l'on vit apparaître un phénomène bizarre. Chaque dimanche matin, avant l'arrivée des fidèles, une tartine avait été déposée au fond de chaque urinoir. Au départ personne n'y faisait réellement attention, les hommes riaient en concourant pour la tartine la plus jaune ou la plus décomposée, mais un jour, un curieux décida d'enquêter sur cette histoire plutôt perturbante. Un dimanche, caché, il observa les pissoirs du matin au soir... Lorsqu'il raconta ce qu'il avait vu aux curés, ils furent révoltés et le voleur fut brûlé devant la médiathèque de la place Cathédrale. Tout est rentré dans l'ordre et les curés ont petit à petit arrêté de manger des tartines au pipi, ça leur donnait des gaz.
Lorsque je me rends dans ces urinoirs, il m'arrive parfois de pisser sur des tartines en rigolant avec mes compagnons de pipi mais lorsque je me rebraguette, je sens mes doigts fébrilement, les yeux fixés vers la médiathèque, et je revois mon grand-père incandescent, la barbe gorgée de pisse, sur le bûcher à quelques pas de moi.
