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Le lit jaloux

Cher Tony, Je voudrais tout d'abord vous (et toute l'équipe) féliciter pour votre superbe site. Je m'appelle Christine et j'ai un problème. Vous qui êtes souvent de bon conseil, je suis sûre que vous aurez une solution ! Voilà, je crois que mon lit est jaloux.

Je l'avais déjà remarqué bien avant, que mon lit avait un net penchant pour moi. Pendant la nuit, il me caressait, il m'enveloppait tendrement, il était aux petits soins pour moi. Et le matin, il ne voulait jamais me laisser partir. Il me retenait de toutes ses forces, voulant absolument me garder en lui. C'était alors qu'il se montrait le plus chaud, le plus doux, caressant et. irrésistiblement attirant, je dois le reconnaître. Oui, j'étais loin d'être insensible !

Mais il fallait pourtant que je le quitte.

Quand je me retirais, il faisait des grincements, comme des pleurs pour tenter de m'attendrir. Alors je jetais un oil en arrière, et je le voyais tellement défait qu'une vague de tendre pitié m'envahissait. Mais je résistais, me refusant à lui céder aussi facilement.

C'est le jour ou j'ai rencontré Ruben - plus précisément quand j'ai partagé mon lit avec Ruben - que ça a mal tourné. Et dire que j'aurais pu prévoir ce qui allait arriver.
Dès le départ, mon lit s'est montré infernal. Pendant une bonne partie de la nuit, il n'a pas arrêter de grincer, secoué par des sanglots qui n'en finissaient pas, jusqu'au moment o—, à bout de souffle, il m'a enfin laissé dormir.

Quand je me suis levée ce matin-là, mon pauvre lit était encore plus défait que d'habitude, à cause des pleurs qui l'avaient déchiré toute la nuit.
J'étais désolée de le voir dans cet état-là.

Je partis travailler la conscience lourde, en laissant Ruben endormi.
Je n'aurais jamais dû les laisser seuls ! Quand je suis rentrée, j'ai vu que Ruben avait disparu : mon lit l'avait littéralement englouti. Plus aucune trace de Ruben, il n'en avait rien laissé. Comme s'il n'avait jamais existé.
Pauvre Ruben.

C'était prévisible, que mon lit jaloux ne laisserait personne se mettre entre nous deux, et je n'aurais pas dû le provoquer !

Malgré le malaise qui m'a envahie, je ne lui ai fait aucun reproche. De mon côté, j'essaie d'oublier, et de faire comme si rien ne s'était passé, mais je sais que ça ne sera plus jamais pareil.

Que faire ?

Christine


Chère Christine, tout d'abord, merci, je suis flatté de voir que leplatdujour est toujours apprécié et que nos fans pensent toujours à nous lorsqu'ils sont confrontés à des problèmes pour lesquels certains penseraient d'abord à Julien Courbet ou Delarue.

Votre problème est peu commun, j'en ai touché un mot à un ami spécialisé en ameublements. Il m'a promis de vous aider : Cliquez ici

Amicalement, Tony

Commentaires

Je me suis beaucoup amusé. Bravo. C'est très drôle. Christine est une sacrée bonne femme. Si j'étais Mailleux, je lui offrirais volontiers le mien.

O— sont passés les Jets, Ruben ?

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