Sonnet du trou du cul
Sonnet du trou du cul
Obscur et froncé comme un oillet violet
Il respire, humblement tapi parmi la mousse,
Humide encor d'amour qui suit la pente douce
Des fesses blanches jusqu'au bord de son ourlet.
Des filaments pareils à des larmes de lait
Ont pleuré, sous l'autan cruel qui les repousse,
à travers de petits cailloux de marne rousse,
Pour s'en aller o— la pente les appelait.
Ma bouche s'accouple souvent à sa ventouse
Mon ƒme, du coït matériel jalouse,
En fit son larmier fauve et son nid de sanglots.
C'est l'olive pƒmée et la flûte cƒline
C'est le tube o— descend la céleste praline
Chanaan féminin dans les moiteurs éclos.
Arthur Rimbaud et Paul Verlaine
Commentaires
élo
wah quelle illustration!! pourrais-je avoir le titre de cet ouvrage et de son auteur
merci d'avance
El GRRR
Postée le: GRRR | novembre 17, 2005 05:11 PM