J'ai trouvé un nouveau passe-temps, ce dimanche : je vais voir les courses de porcs.
C'est vraiment génial, toute cette graisse en mouvement, ces regards porcins dirigés vers un unique but (la ligne d'arrivée, o— un tas de fange gît et attire les porcs). Les spectateurs sont issus d'horizons divers : des bouchers à la retraite, un taxidermiste amateur, des fétichistes du porc, des astrologues étudiant l'horoscope chinois et le cochon.
Après la remise des trophées, on mange traditionnellement le vainqueur (l'éleveur de la bête mange le rectum de la bête, coutume assez extrême cela dit) et on massacre le dernier porc à franchir la ligne. Selon les habitudes, on le trucide à la hache ou à la masse, en écoutant "Hope for delivrance" de Mc Cartney et en brûlant des effigies de Brigitte Bardot. C'est un spectacle particulièrement convivial, très formateur pour la jeunesse.
Ensuite, pour terminer la journée vient le traditionnel verre de l'amitié, de la bonne vieille liqueur d'échalote.
La beauté de ces courses vient du fait qu'elles ne sont pas encore corrompues par l'argent, les paris sur les porcs étant encore relativement rares.
Il y a quand même un réel problème : ça pue vraiment la merde, les courses de porcs et de truies, et faut pas être enclin à vomir pour y assister !