Cet après-midi j'ai visionné le premier véritable film de Stanley Kubrick réalisé en 1955 (le film d'étudiant qu'il sortit peu avant, "Fear and desire", fut désavoué par le maître).
L'intrigue de "Le baiser du tueur" est relativement sommaire : un boxeur raté se retrouve par un jeu de coïncidences dans les ennuis jusqu'au cou, après avoir rencontré une entraîneuse dans le dancing d'un gangster local. Le film comporte de nombreuses figures issues de la mythologie de film noir (gangsters, héroïne mélange de femme-enfant et de femme fatale, passage à tabac, vengeance...) sans pour autant pouvoir être vraiment considéré comme un film du genre. Kubrick montre dans ce premier film une maîtrise de la réalisation qui ne s'émoussera pas avec le temps, notamment dans la scène de l'usine de mannequins, premier tour de force kubrickien.
Bien sûr, le film a vieilli, le rythme de l'entrée en matière est un peu lent, le happy end final est un ordre des distributeurs, mais "Le baiser du tueur" reste un classique de son espèce, et mérite une vision, que l'on soit fan du réalisateur ou non.

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