La disparition
Free at last. Après 47 jours de captivité, je me suis enfin échappé.
Tout avait commencé alors que, influencé par le film "Le gourou" (film des années '60, rien à voir avec la dernière merde du même nom), je faisais une quête initiatique en Inde. Une fois la journée passée à travailler le sitar, à pratiquer la méditation transcendantale et à faire flamber de l'encens, je voulus me rendre à une fête en hommage à Brian Jones. Mais le gourou m'interpella :
- "Attendez, vous n'avez pas pris votre leçon !"
Effrayé par le regard halluciné du maître de musique, je pris mes jambes à mon cou et tentai de rejoindre la ligne d'horizon. Après m'être écroulé de fatigue dans un pré, je me réveillai dans une drôle de salle, d'une froideur clinique aseptisée. Des créatures étranges me regardaient.
- "Qui êtes-vous ?", leur lançai-je.
- "Nous des troud's sommes !" me répondirent-elles dans une syntaxique déréglée.
Il fallait s'en douter, à force d'essayer de prouver au monde qu'ils existent, que je les ai vu, les troud's ont fini par me trouver dangereux. Pendant 47 jours, ils ont tenté de me lobotomiser à coups de concepts troudiens, allant même jusqu'à essayer de me transformer en bibliothécaire, un bad trip digne de Jean Lefèbvre !
Heureusement, un vieux tour tiré de la série "Kung Fu, la légende continue" me permit de m'évader (je maîtrise super bien le coup de pied retourné). Revenu dans les locaux du platdujour.com, j'ai vu quelques articles, signés de mon nom, postés durant mon absence. Il va sans dire que je cautionne ces derniers, composés à partir de mes expressions alliant métal, non-sense et vocabulaire butcherien. Merci à David Carradine, Steven Seagal et Alan Stivell pour leurs lettres de soutien.