Dans le cadre d'un petit travail, j'ai effectué l'analyse d'un roman que j'ai apprécié, "In vino", de Liliane Guisset, aux éditions Luce Wilquin . Une petite promo gratuite avec le résumé que j'ai tapé en écoutant Miles Davis, les Stones et le grand Ludwig Van, en finissant un riesling...
"Tibor Pichler est professeur de piano à l'Académie. Il boit. Pourquoi ? Pour continuer à vivre, tromper son ennui, supporter les élèves et ses collègues de l'Académie, tolérer l'apathie, la désincarnation et le politiquement correct en vigueur, et parce qu'il est éreinté par la réalité de son quotidien qu'il juge morne, à commencer par son boulot.
L'Académie n'est pour lui qu'un moyen de gagner sa vie, en restant dans le milieu musical : il déteste ses collègues, qu'il considère comme médiocres, exception faite du directeur Romus, ancien ami au ton paternaliste agaçant au goût de Tibor, soucieux de l'alcoolisme grandissant de celui-ci, qui rejaillit sur sa vie professionnelle. Il n'aime guère plus la plupart de ses élèves, fourmis besogneuses de l'instrument plutôt que musiciens inspirés. Cependant, un de ses élèves sort du lot : Dimitri. Jeune prodige, il ressemble à ce que devait être Pichler à son ƒge (18 ans). Il est doué, habité par l'esprit de la musique, voit la vie en grand, est démesuré dans ses réactions, tout comme Tibor a pu l'être, créatif et excessif, avant de tout envoyer promener et de ne plus croire en rien. S'il l'apprécie, Pichler ne joue néanmoins jamais le rôle de guide , d'un sage mentor auprès de Dimitri, ne l'influençant jamais dans ses décisions, même quand ce dernier se dit prêt à tout arrêter, après une crise amoureuse, conscient de l'inutilité des avertissements face au ® gêne fou ¯ de l'ADN.
En général, dès la fin de ses cours, Pichler se rend dans différents troquets de Liège, o— il rencontre toujours la même faune locale, ennuyeuse et divertissante à la fois. Parmi ces gens se trouve Solange, son ancienne maîtresse, qui partage avec lui une passion pour la divine bouteille et pour les fantasmes sexuels. Une fois au café, Tibor peut digresser sur le monde, l'art, sa vie, regarder la gent féminine aux terrasses, ou encore comtempler sa déchéance.
Comment en est-il arrivé là, celui qui était un brillant pianiste plein d'avenir ?
Il tient pour responsables son ® gêne fou ¯ , un caractère insoumis et le réflexe d'envoyer promener tout et n'importe quoi.
Souvent, il rend visite à son frère, Vlad. Son cadet est auteur, et a fait de l'écriture, de la retranscription de la langue une quête énigmatique, o— il espère trouver des réponses existentielles. Lui aussi est porté sur la boisson : leurs rencontres sont le théƒtre de saôulographies mémorables, cadre propice aux élans philosophique mélant désespoir, résignation, littérature et cul. Ils entretiennent une relation dominant -dominé, Vlad étant trop pleurnichard aux yeux de Tibor et l'aîné trop insensible et salaud à ceux du cadet.
Et puis il y a Elise.
Elise est la compagne de Vlad, et est l'inacessible amour de Tibor. Ils faillirent coucher ensemble un soir, et la non concrétisation de cette aventure renforce le désir de Tibor. Cette histoire mine la relation entre Vlad et Elise, celle entre Vlad et son frère, et enfin celle entre Elise et Vlad. L'auteur s'enfonce dans l'écriture jusqu'à un point de non retour, délaissant Elise tout en devenant complètement paranoïaque à son encontre. Il soupçonne Tibor et fait des allusions fréquentes à la soi-disant nuit qu'il aurait passée avec elle. Cette situation se termine par la rupture entre Vlad et Elise, et par la mise au point d'Elise avec Tibor : elle ne l'a jamais aimé que quand il jouait, et pour sa bouche lui rappelant son frère.
Tout au long de ce parcours, Tibor alterne je-m'en-foutisme et envies de rédemption, obligations sociales (c.f. soigner son alcoolisme pour pouvoir continuer à enseigner) et provocations (discutions à l'emporte-pièce, réactions envers Romus), élans romantiques envers Elise et plongées dans le monde des néons des ruelles sombres (en idolƒtrant Lara, mélange de fantasme et de divinité païenne), en vivant plus souvent dans l'ombre que dans le soleil.
Désillusionné, mais peut-être le regard plus clair, il continuera son chemin. "
Je ne sais pas si c'était une promo efficace : personne ne lit l'entièreté de ce type de résumé de merde !