Archives février 2003

Promo littéraire pour pas un rond

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Dans le cadre d'un petit travail, j'ai effectué l'analyse d'un roman que j'ai apprécié, "In vino", de Liliane Guisset, aux éditions Luce Wilquin . Une petite promo gratuite avec le résumé que j'ai tapé en écoutant Miles Davis, les Stones et le grand Ludwig Van, en finissant un riesling...

"Tibor Pichler est professeur de piano à l'Académie. Il boit. Pourquoi ? Pour continuer à vivre, tromper son ennui, supporter les élèves et ses collègues de l'Académie, tolérer l'apathie, la désincarnation et le politiquement correct en vigueur, et parce qu'il est éreinté par la réalité de son quotidien qu'il juge morne, à commencer par son boulot.
L'Académie n'est pour lui qu'un moyen de gagner sa vie, en restant dans le milieu musical : il déteste ses collègues, qu'il considère comme médiocres, exception faite du directeur Romus, ancien ami au ton paternaliste agaçant au goût de Tibor, soucieux de l'alcoolisme grandissant de celui-ci, qui rejaillit sur sa vie professionnelle. Il n'aime guère plus la plupart de ses élèves, fourmis besogneuses de l'instrument plutôt que musiciens inspirés. Cependant, un de ses élèves sort du lot : Dimitri. Jeune prodige, il ressemble à ce que devait être Pichler à son ƒge (18 ans). Il est doué, habité par l'esprit de la musique, voit la vie en grand, est démesuré dans ses réactions, tout comme Tibor a pu l'être, créatif et excessif, avant de tout envoyer promener et de ne plus croire en rien. S'il l'apprécie, Pichler ne joue néanmoins jamais le rôle de guide , d'un sage mentor auprès de Dimitri, ne l'influençant jamais dans ses décisions, même quand ce dernier se dit prêt à tout arrêter, après une crise amoureuse, conscient de l'inutilité des avertissements face au ® gêne fou ¯ de l'ADN.
En général, dès la fin de ses cours, Pichler se rend dans différents troquets de Liège, o— il rencontre toujours la même faune locale, ennuyeuse et divertissante à la fois. Parmi ces gens se trouve Solange, son ancienne maîtresse, qui partage avec lui une passion pour la divine bouteille et pour les fantasmes sexuels. Une fois au café, Tibor peut digresser sur le monde, l'art, sa vie, regarder la gent féminine aux terrasses, ou encore comtempler sa déchéance.
Comment en est-il arrivé là, celui qui était un brillant pianiste plein d'avenir ?
Il tient pour responsables son ® gêne fou ¯ , un caractère insoumis et le réflexe d'envoyer promener tout et n'importe quoi.
Souvent, il rend visite à son frère, Vlad. Son cadet est auteur, et a fait de l'écriture, de la retranscription de la langue une quête énigmatique, o— il espère trouver des réponses existentielles. Lui aussi est porté sur la boisson : leurs rencontres sont le théƒtre de saôulographies mémorables, cadre propice aux élans philosophique mélant désespoir, résignation, littérature et cul. Ils entretiennent une relation dominant -dominé, Vlad étant trop pleurnichard aux yeux de Tibor et l'aîné trop insensible et salaud à ceux du cadet.
Et puis il y a Elise.
Elise est la compagne de Vlad, et est l'inacessible amour de Tibor. Ils faillirent coucher ensemble un soir, et la non concrétisation de cette aventure renforce le désir de Tibor. Cette histoire mine la relation entre Vlad et Elise, celle entre Vlad et son frère, et enfin celle entre Elise et Vlad. L'auteur s'enfonce dans l'écriture jusqu'à un point de non retour, délaissant Elise tout en devenant complètement paranoïaque à son encontre. Il soupçonne Tibor et fait des allusions fréquentes à la soi-disant nuit qu'il aurait passée avec elle. Cette situation se termine par la rupture entre Vlad et Elise, et par la mise au point d'Elise avec Tibor : elle ne l'a jamais aimé que quand il jouait, et pour sa bouche lui rappelant son frère.
Tout au long de ce parcours, Tibor alterne je-m'en-foutisme et envies de rédemption, obligations sociales (c.f. soigner son alcoolisme pour pouvoir continuer à enseigner) et provocations (discutions à l'emporte-pièce, réactions envers Romus), élans romantiques envers Elise et plongées dans le monde des néons des ruelles sombres (en idolƒtrant Lara, mélange de fantasme et de divinité païenne), en vivant plus souvent dans l'ombre que dans le soleil.
Désillusionné, mais peut-être le regard plus clair, il continuera son chemin. "

Je ne sais pas si c'était une promo efficace : personne ne lit l'entièreté de ce type de résumé de merde !

I wake up this morning

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Ahlala mes petits trouds,
C'est dans les vapes embrumées du whisky écossais que je me réveille. Mon dieu. J'essaie de reconstituer le fil de ma soirée d'hier (voir Vanity's blues). Les évènements me reviennent au compte-gouttes.

Pour une fois, j'ai réussi à ne pas délirer de façon par trop ostentatoire, à conserver une certaine dignité (en général, je sombre souvent dans un nihilisme de post-soixante-huitard aigri et vindicatif). Pourtant, y'en avait quand même des trouds, des gens dont le sérieux ferait fuir un arracheur de dents, des nouveaux adeptes du système libéral. Mais aussi quelques visages bien sympathiques du passé : une ex devenue comédienne, des gens qui continuent à traîner leur ennui dans une joyeuseté revigorante, d'anciens enseignants admirant mon intégrité de vieux hippie, comme quoi, si vous continuez à vous fringuer en clodo pendant assez longtemps, on finit par respecter, voir admirer cela.

Bref, une soirée plaisante, mais pas trop d'la balle, ça manquait de progressif.

Putain, je me dégoûte : cet article est d'une inutilité totale (comme d'hab'), en plus, il fait blog nostalgique ! SO FUCK OFF ! ET N'OUBLIEZ PAS CE NUMERO : 666 !!!

Vanity's blues

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Vendredi soir. J'ai eu une journée de merde : du retard dans mes affaires courantes, des discours creux ressassés à longueur de journée, des visages parfois méprisants...
Mais je suis de bonne humeur, contre toute attente.
Je vais à une soirée de trouds, ce soir. En fait, il y aura des trouds, mais pas seulement cela. Juste une soirée d'anciens, genre échange de banalités convenues.

Pourquoi y aller ? Revoir des gens ? D'accord, en partie. mais je suis surtout incroyablement vaniteux, à l'occasion. Or me retrouver dans un contexte o— la flagornerie règne, o— la persistance d'une image passée suffit à assurer un pseudo statut de "coolitude" (terme favori de l'ami Fredo), ne me déplaît pas.

Comme disait Al Pacino dans "L'associé du diable" : ®La vanité, c'est décidément mon péché préféré !¯.

M'en fous

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Moi aussi, je me tape Barbie et alors ?

Sale Barbie ! Wouf ! Que je suis vicieux moi parfwaf !

L'interview avortée

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Un homme de FantomasCeci aurait pu être une superbe interview. ça ne l'est pas. J'ai rencontré les Butchers, dans le cadre d'un entretien sur la linguistique et sur les expressions de la jeunesse bourgeoise bruxelloise. Hélas, après le whisky, le vin et l'herbe, il me fut impossible de leur demander l'origine de "zguèg", du "petit doigt au moka", du "souillage avec balai", et d'autres expressions truculentes.

J'ai assisté avec eux à la projection de "Dirty Harry" à traduire par "Harry le charognard", rien avoir avec le "Dirty" d' Aguileira donc. Harry semble être une icône pour cette nouvelle génération, branchée black métal et hip-hop, prospérant dans l'informatique ou la communication.

Après avoir ingéré des choses citées précédemment, J'ai tenté l'interview, qui, d'après les bruits sonores laissés sur mon dictaphone, se résume à des cris de death métalleux, de l'absurdité toute monty pythonienne et des rôts.

Voilà ce qui se passe quand on interroge des jeunes fans de Slayer et de Fantômas fumant de la drogue : on finit par se retrouver à 6h du matin dans un bordel thaïlandais, sans un sou et prêt à assumer une nouvelle chaude-pisse.

A tale in 2003

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Depuis un certain temps, quelque chose semblait clocher au sein de leplatdujour.com. L'idée de produire, d'écrire quelque chose semblait provoquer un malaise, donnait un sentiment indéfinissable, comme si nous recevions d'étranges ondes, nous plongeant dans la stagnation.
D'étranges rumeurs nous parvenaient, faisant état d'épidémies en provenance de la planète Troud', là o— nous puisions notre inspiration.

Un jour, Tony, de passage pour un article, nous conseilla de partir pour Troud', afin de tirer cette histoire au clair. Une équipe fut montée en toute attente, comprenant Anne, Marcelin, Manu et Mac-SimilienB3, le système informatique qui devrait conduire durant le voyage le vaisseau Renault express.

Après une exposition trop longue au son du Classic-Rock, l'ordinateur prit le contrôle du vaisseau. Marcelin et Anne furent éjectés dans le cosmos, exposés au vide de l'espace, avant d'être miraculeusement recueillis par le Cygnus, vaisseau commandé par le docteur Reinhardt, qui revenait d'un trou noir.

Après une lutte sans merci, Manu réussit à débrancher Mac-SimilienB3, non sans avoir écouté un long monologue de ce dernier, o— il mélangeait paroles de "Stairway to heaven" et de "Smoke on the water".

Lors du voyage dans l'hyperespace, Manu sombra dans l'inconscience la plus totale, ne résistant plus aux visions psychédéliques des frontières qu'il n'aurait jamais du franchir.
Il se réveilla, seul dans une chambre lumineuse, un monolithe face à lui.

Refuse/Resist

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Je refuse d'être assimilé à un produit, un matériau malléable pour et par le système. La première personne qui me considèrera comme une ® ressource humaine ¯ va déguster.

Le plat du jour

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Je suis très friand de rôti de porc, actuellement. La sauce cocktail est l'accompagnement parfait de cette viande qui nécessite une cuisson relativement prolongée. A une époque je préférais les steaks, mais je m'en suis quelque peu lassé, le goût est moins subtil, et de plus s'accommode moins brillamment, ne forme pas une telle osmose avec la sauce cocktail, la purée de pommes de terre et la compote de pomme. Un excellent verre d'eau de source naturelle là-dessus, et l'harmonie entre votre esprit et votre estomac sera parfaite.

Robert Frédéric

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Leplatdujour est heureux de vous présenter Robert Frédéric, chanteur romantique. Il nous interprète un medley de ses plus belles chansons. Je tiens à remercier Claudy sans qui rien de tout ceci n'aurait été possible. Cliquez ici.

Entretien d'embauche

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- Quelle est votre motivation pour obtenir ce poste ?
- ?
- Pourquoi voulez-vous travailler ici ?
- Laissez-moi réfléchir : me faire de la thune pour m'acheter l'intégrale de Steven Seagal en dvd, ne rien branler de la journée, et comme il y a des cafés à proximité, avoir la possibilité de quitter le boulot à midi, pour revenir dans un état comateux, terminer les dernières heures de la journée, et partir plus avant la fermeture de la boîte pour aller jouer de la harpe électrique.
- Euh... on vous rappellera, monsieur.
- Ok mon pote, ça flotte là.

Back to the future

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Révélation.
Quand j'avais 14-15 ans m'est apparue la vision d'un futur possible : être un guitariste de Blues, repiquant les plans de Clapton, jouant dans les mêmes clubs enfumés tous les soirs, titubant en rentrant aux petites heures du jour, après m'être réveillé chez une femme névrotique et alcoolique travaillant au bar des poivrots locaux ...

J'ai toujours été rempli d'ambition, j'en suis sûr maintenant .

Bien Tommy Bolin

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Le contexte : Max, à une répet' amène un album de Tommy Bolin.
Max : - Ecoutez ça les gars... "Dreamer", c'était un tube en 75 !
Manu : - On dirait une musique de film o— des gens s'embrassent sur un trottoir.
Marcelin : - C'est pas la musique du film "Robin des Bois" avec Kevin Costner ?

Politician

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Je pense de plus en plus sérieusement à me lancer dans la politique. Je brasse les mots et les terminologies pour former des vagues de langage creux, reste dans l'abstraction au niveau du discours. J'ai l'habitude de reposer sur mon séant des heures durant, je vais vérifier la bonne utilisation des subsides des foyers culturels (notamment ceux o— les enfants du village récitent de la poésie, ou disent des choses), je vais boire le verre de l'amitié aux cérémonies de la commune (rencontre des Dardenne brothers et d'Emilie Dequenne), je reste en contact avec le peuple et les jeunes (je sponsorise le plan Rosetta), je hurle des insanités le dimanche lors du match de foot local. Ma participation à la vie politique est déjà bien entamée.

Il faut encore que j'obtienne l'appui d'un parrain ou que je devienne franc-maçon, et à moi les pots de vin, les voitures de service, les putes de l'est, les boissons à volonté dans les cafés, le cumul des fonctions (et celui des salaires allant avec).

Avec la caisse communale, je ferai jouer Jethro Tull et Yes dans toutes les kermesses de l'entité, à la place de dépenser cet argent stupidement, dans l'enseignement, le club de l'amicale des joueurs de cartes, la construction d'une salle de sports, voir pire, la construction d'une bibliothèque !

Je donnerai des emplois fictifs à tous mes amis, j'installerai un système de gouvernement à vie, je deviendrai l'instrument de la divinité, je proposerai des avortements collectifs, des rituels avec sacrifices humains tous les mois, et sous mon despotisme, des millions d'êtres humains se suicideront dans un élan de joie non feinte...

Putain, faut peut-être mieux que je ne me lance pas là dedans....

Je ne comprends pwaf ce qui m'arrwif, non, vraiment... Hier, chez MAKRO, je me suis acheté une nouvelle édition de ® Dirty ¯ (Christina Aguillera), et puis, là ça devient plus étrange, un best of de Manau. Qui ça, me direz-vous ? Ben, pour schématiser, c'est de la merde.

Le celte (et le poivre, oh oh oh...)

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Je ne comprends pas ce qui m'arrive, non, vraiment... Hier, à la FNAC, je me suis acheté une nouvelle édition de ® Dévotion ¯ (John Mc Laughlin), et puis, là ça devient plus étrange, un best of d'Alan Stivell. Qui ça, me direz-vous ? Ben, pour schématiser, c'est le parrain de la musique celte moderne. C'est là que je ne comprends plus. Comment en suis-je venu à écouter cette musique traditionnelle, entre fête et complainte ? J'entends déjà les autres dire : ® Ca y est, il a sérieusement déraillé, ce con de hippie se fait un mélange entre racines et new-age... ¯, ® C'est une façon de retrouver l'énergie métal dans un univers médiéval ! ¯, ou encore ® Il a bu trop de whisky écossais ces temps-ci ! ¯...
Et bien non, c'est juste que je trouve cela reposant, par moments original, sympathique et festif. Et puis merde, on ne peut pas écouter Uriah Heep, Félicien, et Nathalie Imbruglia toute sa vie. SO FUCK OFF !!!

aphorisme du jour (22)

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-Lennon, artiste érigé en symbole de paix, a réussi à transformer l'insulte et la vengeance en ouvre d'art en enregistrant ® How do you sleep ? ¯. C'était peut-être stupide, mais quand même, quelle retranscription marquante de la colère et de la déception humaine !

Communiquer, c'est la vie...

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Parfois, il est difficile de communiquer dans un restaurant de club de vacances. Cela peut entraîner une confusion totale, voyez plutôt :

- Vamos a beber vino tinto, se¤or? (Un serveur)
- Wat zeg je, spreek nederlands alstublieft! (Un touriste hollandais)
- Usted eres no encantado? (Un dealer colombien)
- Fuck man! I want to eat, hurry up or it's gonna be a fuckin' butchery, motherfucker! (un Butcher)
- Si, se¤orita. (Un serveur)
- Mes couilles! T'amènes ma bière, minga ? (Un camino boy, très excité)
- Voilà m'fî ! (Un vieux serveur wallon, travaillant par hasard ici)
- Stracoska! Fastli korum vich? (Un bratisla boy)
- Ik begreep niets ! (Un pêcheur du Limbourg)
- Minga, trop d'la balle, je capte rien! (Un wallaroo addict)
- Fuck, I fly ! Your grass is heavy, man ! (Un client du dealer)
- Ik moet pipi doen! (Une vieille enseignante incontinente)
- Dër schnaps, schnel ! (Un bavarois avec un chapeau tyrolien)

15 jours plus tard, le nouveau serveur se tira une balle dans la tête, éclaboussant les clients de sa cervelle, ultime vengeance.

À propos de cette archive

Cette page est une archive des notes de février 2003 listées de la plus récente à la plus ancienne.

janvier 2003 est l'archive précédente.

mars 2003 est l'archive suivante.

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