Un ami claviériste, fan de Deep Purple, me faisait remarquer que j'avais différents points communs avec l'ex guitariste de ce groupe. A part les favoris et le goût pour les Stratocasters blanches, je ne voyais pas. Puis, par une belle soirée d'un calme olympien, je saisis : je n'aime pas les gens. Je vis dans un trou perdu, à l'écart du monde urbain et rural, et je me porte très bien ainsi (trrranquilleuuh, comme diraient les lofteurs), mais, depuis quelques temps, une masse de voisin s'est installée près de chez moi. Je dois entretenir des relations de ® bon voisinage ¯. Je dois supporter différentes choses : voir un chien courir sur ma pelouse par exemple. Je ne peux que l'exhorter à se tirer, avant qu'il ne défèque, alors que, si cela ne tenait qu'à moi, je sortirais mon 38 spécial et jouerais les archers du roi avec leur carquois. Ce qui est pénible aussi, c'est le brouhaha des conversations de rue, quand le calme et la nuitée tombent : ® Miiiiiiiiiiingaaaaa, beau temps, hein ! ¯. Réponse : ® Ouaaaaiss, ttiii ! Et comment av le gamin ? ¯. Contre-réponse : ® Ca va, il est prop' maint'nant ! ¯.
Les enfants sont eux aussi une cause d'énervement : leurs voix stridentes me stressent et m'irritent. De plus, quand ils grandissent, ils roulent sur des vélomoteurs pétaradant ou dans des golfs à doubles pots d'échappement. Tout cela n'est pas bien médiéval, restons sérieux.
En conclusion, j'ai donc besoin d'une nouvelle forteresse de solitude, comme Blackmore.
P.S. : L'idée de la forteresse de la solitude m'est revenue en regardant Superman II, avec le trop cool général Zod, joué par Terrance Stamp. Voir ® The limey ¯.













- Oui, je me souviens de cette histoire, ajoutai-je en guise de conclusion.

Avant d'en venir aux faits, je tiens à signaler que je suis au régime. Je n'ai qu'une obsession : retrouver un corps svelte et musclé. Pour ce faire, j'ai choisi le régime soupe. Celui-ci est difficile à supporter psychologiquement, physiquement, psychologiquement et psychologiquement aussi. J'ai fréquemment des divagations o— je me vois, me goinfrant. Lors d'un de mes délires, un concept d'émission de télé réalité est né dans mon esprit, concept que je me charge de proposer à Endemol si cela n'a jamais été fait.



Comme Marcelin l'a signalé dans un de ses articles, je suis retourné à 






La télé me nourrit mal ces derniers temps.



- Bien trou noir ! dit le hippie.
- Putain, remets une Vodka Orange.
Cécile et Tony sur la plage de Fastlovikaoh

Bonjour. Je me présente Alain Telectuel. Si je crée un blog aujourd'hui, c'est pour prouver au monde entier que j'ai énormément de culture littéraire. Effectivement, comme Isaïe Fomitch, dans la vraie vie, je porte à rire à cause de mes particularismes, nés du statut d'exception auquel je suis soumis. Je vais sans doute, dans cette oeuvre d'art qu'est ce blog, vous paraître quelque fois drôle, sans doute parce que j'ai un sens fin de l'humour. La preuve ? Je pense que mes crottes ne sentent pas.
LE BLOG DE ADAGA


Portes. Respirations. Bonjour, une pita. Table du fond. Des gens. Bart”nkû coupe du pain. Il gère bien ce restaurant. Cafard qui bouge sur le mur. C'est délicieux, Bart”nkû. La même chose. Le chef est bien respectueux de la tradition. La viande déborde de partout. Je mange quelques morceaux. Viande ? Viande. Je sens une résistance. Ma dent ne parvient pas à briser ce morceau-là. Autour, des gens. Encore des gens. Un homme envoie de discrets postillons à la salade mayonnaise sur son téléphone portable.
Encore une matinée passée au comptoir du pot. J'attends mollement l'Apocalypse, en alternant bières, Vodka et Perrier. Le seul passe-temps récurrent - observer la faune - est même devenu trop fatiguant. On passe du jazz électro ou du rock pour les kids. Kids : le mot est lancé. On n'y coupera plus. D'un côté je vieillis et de l'autre la population de ce vénérable établissement rajeunit. L'un dans l'autre, j'en ai marre d'entendre leurs conversations.
Je mets beaucoup de noir sous mes yeux, les mettant en évidence, même si tous ces types ne les regardent pas. Les poses lascives que je prends devant le miroir me permettent de m'admirer, moi, dans ma courte blouse blanche dévoilant beaucoup, presque trop, mais pas assez.

Il m'est arrivé tellement de choses aujourd'hui que je pourrais écrire des dizaines d'articles dans ce journal. Le fait le plus marquant reste sans doute ma visite à la cité administrative pour une stupide histoire de copie à certifier conforme.


