Un ami claviériste, fan de Deep Purple, me faisait remarquer que j'avais différents points communs avec l'ex guitariste de ce groupe. A part les favoris et le goût pour les Stratocasters blanches, je ne voyais pas. Puis, par une belle soirée d'un calme olympien, je saisis : je n'aime pas les gens. Je vis dans un trou perdu, à l'écart du monde urbain et rural, et je me porte très bien ainsi (trrranquilleuuh, comme diraient les lofteurs), mais, depuis quelques temps, une masse de voisin s'est installée près de chez moi. Je dois entretenir des relations de ® bon voisinage ¯. Je dois supporter différentes choses : voir un chien courir sur ma pelouse par exemple. Je ne peux que l'exhorter à se tirer, avant qu'il ne défèque, alors que, si cela ne tenait qu'à moi, je sortirais mon 38 spécial et jouerais les archers du roi avec leur carquois. Ce qui est pénible aussi, c'est le brouhaha des conversations de rue, quand le calme et la nuitée tombent : ® Miiiiiiiiiiingaaaaa, beau temps, hein ! ¯. Réponse : ® Ouaaaaiss, ttiii ! Et comment av le gamin ? ¯. Contre-réponse : ® Ca va, il est prop' maint'nant ! ¯.
Les enfants sont eux aussi une cause d'énervement : leurs voix stridentes me stressent et m'irritent. De plus, quand ils grandissent, ils roulent sur des vélomoteurs pétaradant ou dans des golfs à doubles pots d'échappement. Tout cela n'est pas bien médiéval, restons sérieux.
En conclusion, j'ai donc besoin d'une nouvelle forteresse de solitude, comme Blackmore.
P.S. : L'idée de la forteresse de la solitude m'est revenue en regardant Superman II, avec le trop cool général Zod, joué par Terrance Stamp. Voir ® The limey ¯.









Comme Marcelin l'a signalé dans un de ses articles, je suis retourné à
La télé me nourrit mal ces derniers temps.
- Bien trou noir ! dit le hippie.
- Putain, remets une Vodka Orange.
Encore une matinée passée au comptoir du pot. J'attends mollement l'Apocalypse, en alternant bières, Vodka et Perrier. Le seul passe-temps récurrent - observer la faune - est même devenu trop fatiguant. On passe du jazz électro ou du rock pour les kids. Kids : le mot est lancé. On n'y coupera plus. D'un côté je vieillis et de l'autre la population de ce vénérable établissement rajeunit. L'un dans l'autre, j'en ai marre d'entendre leurs conversations.

