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Train

S'il y a bien une chose que je hais : c'est prendre le train alors que la fatigue accapare mon organisme. Aujourd'hui encore, ça n'a pas raté. Par la fenêtre, les décors défilent telles des peintures monotones comme toutes ces vies que nous effleurons du regard. Les yeux ne demandent qu'à se laisser recouvrir par les paupières encore lourdes des épuisements de la veille. Tadam. Tadam. Les rails, couloirs sans murs, deviennent une parade molle responsable de mon abrutissement. Soudain, sans raison apparente, la machine s'arrête. Si peu de chemin parcouru et déjà tant de pensées redondantes. Un gars s'assied à mes côtés. Il regarde ma main tracer des signes sur cette feuille. Rapidement, me voilà à bon port avec mes silencieux compagnons de voyage.

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