Ce matin, à la banque, il m'est arrivé quelque chose de bizarre. Plusieurs personnes s'agitaient silencieusement autour de moi, certains entraient d'autres sortaient, un vieux s'acharnait sur l'écran tactile de la machine à sous, un autre feuilletait un prospectus sur ® Les solutions d'épargne pour les vieux en phase terminale ¯. Les raisons pour lesquelles ils étaient là étaient logiques, chacun avait un rôle à jouer, certains venaient se remplir les poches tandis que d'autres se contentaient de distribuer de l'argent du matin au soir et malgré leurs différences, ils avaient tous un point commun : ils n'avaient pas l'air heureux d'être là. Je ne pu m'empêcher de rire face à ce spectacle surréaliste. Quelques instants plus tard, un garde de 3 mètres m'invitait à le rejoindre dans son ® bureau ¯, une sorte de cagibi aux décorations des plus douteuses. Les murs étaient placardés de calendriers zoophiles, d'affiches d'hommes bronzés aux fesses musclées. Après m'avoir fouillé, le garde m'a conseillé de ne plus prendre cet air suspect ® Bon, tu arrêtes de rigoler maintenant, tu es dans une banque ok ? On pourrait te prendre pour un fou ! ¯. J'avais perdu le sourire, de plus, à cause de ce petit écart de conduite, je me retrouvais dernier dans la file. Je comprends pourquoi tout le monde tire la gueule dans les banques maintenant.

Vive Fortis !
Wouais !